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Paroles des chansons

 

 

 

BANALITE

Amandine BARRILLON

Ce n'est rien, c'est pas grave. Fallait qu’ tu t’aperçoives

Que la vie n'est pas rose. C'est vraiment pas grand chose.

Juste un truc pas terrible. Ben oui, mais possible.

Une banalité, bête à pleurer....qui m’ revient les soirs d'été, une banalité, bête à pleurer.

Y faut bien commencer. Ça peut pas toujours être parfait.

T'as bien dû un peu aimer. Sinon, tu te serais rebellée.

Qu'est-ce que tu croyais, poupée ? Ca, c'est la réalité !

Une banalité, bête à pleurer...qui suinte les jours d'été, une banalité, bête à pleurer.

Mais c'est d’ ta faute aussi. Fallait pas t'habiller sexy,

Oui, tu l'as bien cherché. C'est quand même pas compliqué.

Suffisait de dire non.T'avais pas de bâillon...

Une banalité, bête à pleurer...qui ronge mes soirs d'été, une banalité, bête à pleurer.

Allez, oublies, gommes. Y a pas mort d'homme.

Faut toujours que t'exagères. Tu fais d’ la peine à ta mère.

Allez ma p'tite oie blanche. Finis ton Perrier-tranche.

Une banalité bête à pleurer...qui suinte les jours d'été...

Une banalité bête à tomber....sans bruit, un soir d'été…

 

 

 

 

BLEUE

Amandine BARRILLON

Au début, c'est facile, rose et blanc
Tresses, barrettes, et jupes à volant
Le vernis craque au premier batt'ment
Manger le garçon du premier rang...
Et tu deviens bleue (bis)

Blue jean Marilyn
Le corps  en mandoline
Mi-sardine, mi-ondine

Bleue des empreintes digitales
Sur la peau en spirale
Chagrin horizontal
Et tu deviens bleue

Bleue des envies
Étouffées, et tapies
Jolie fleur de moisi

Bleue de toutes vos billes
Confiture à la myrtille
Et pistil de jonquille
Et tu deviens bleue

Bleue de terreur
A l'idée de perdre ta chaleur
Et de finir bonne soeur

Bleues des meurtrissures
Des bosses, des griffures
Et du fard sur la figure
Et tu deviens bleue

Bleue vieillesse et migraine
En résille  de veines
Bleu de méthylène

Et tu deviens bleue

Les yeux sur la ligne - bleue-

Et si on tombait – bleu - la peau de sirène - bleue

Pour aller avec les baleines – bleues                                            

Vivre de chant - bleu - et de Krill…

 

 

 

  BLONDE

D’après Fragments. Poèmes, écrits intimes, lettres de Marylin Monroe
Paru chez Seuil. Paris 2010. Adaptation : Amandine BARRILLON et Gwénaëlle BAUDIN.

Je m’ vois dans la glace à présent

Le sourcil en bataille, et si je

Me mets très près, je verrai, tourments,

Ce que je ne veux pas y voir, non

Je n’veux pas voir mes cheveux-serpents

Refrain :

On ne sait jamais vraiment ce que la vieille femme cache à sa glace

On ne sait jamais vraiment, ce qu'elle cache à sa glace…

Tension, mes yeux

Ternes, joues rougies de petits vaisseaux

Comme des rivières sur une carte sans feu

Et mes cheveux-serpents à l'assaut.

Refrain (*2)

C'est la bouche qui me rend le plus triste

Et mes yeux presque morts, presque morts.

Une ligne sombre, grise sur mes lèvres,

Contour d'un orage de remords.

Refrain (*2)

Ne me blesse pas, ne m'em-

Brasse pas, ne me blesse pas.

Je suis une danseuse - fragment

Qui ne sait pas danser, ne sait pas…

Refrain

Les tourments de la plus belle femme du monde qui vola en éclats…

Fragments, tourments, fragments de tourments, tourments….

D’une blonde, blonde, blonde, blonde, blonde….

 

 

 

 

  BREVE INVITEE

D’après Brève invitée d’Andrée Chedid

Paru chez Flammarion. Paris 1992. Adapatation : Gwénaëlle BAUDIN.

 

Ma lande mon enfant ma bruyère

Ma réelle mon flocon mon genêt

Je te regarde

Demain t’emporte où je ne saurais aller.

 

Refrain : A toi, brève invitée, A toi, ma fille. Brève invitée…

Ma bleue mon avril ma filante

Ma vie s’éloigne à reculons,

A toi les oiseaux et la lampe

A toi les torches et le vent.

Refrain 

Mon amande, mon cygne mon amande ma vermeille

A toi l’impossible que j’aimais

A toi la vie, sel et soleil

A toi, brève invitée

Mon cygne mon amande ma vermeille

L’impossible que j’aimais

A toi la vie, sel et soleil

A toi, brève invitée

Refrain : A toi, brève invitée, [ tu n’es pas ma fille ]. Brève invitée…

Ma lande mon enfant ma bruyère

Ma réelle mon flocon mon genêt

A toi les oiseaux et la lampe

A toi les torches et le vent…

 

 

  

DORMIR MAINTENANT

Amandine BARRILON

La p’tite sirène bat de l’aile

Au fond de l’eau

Il a coulé son bateau

Le Père Noël a 8 ans

Il est très très content

De faire des ballons de foot

Tout le temps, tout le temps, tout le temps…

Refrain

Life is wonderful

Lies are beautiful

It’s so comfortable

Like a bubble, bubble, bubble…

 

La tête dans des roses splendides

Au goût d’herbicide

Clochette fait sa difficile

Les angelots en Ukraine

N’ont pas de peine

Juste un tout petit peu, fluorescents

Tout le temps tout le temps tout le temps

Refrain

On a armé les sept nains,

C’est pour leur bien

Mais aussi pour nos diamants

Peter Pan saute du balcon

Et fait faux-bond

Les papiers, c’est important

Tout le temps tout le temps tout le temps

Refrain

Bambi monnaye ses grands yeux

Pour vivre heureux

Au Pays Merveilleux

Au savon d’Alep si fin

Je m’lave les mains

Les tâches de sang partent comm’ rien

Tout le temps tout le temps tout le temps

Il faut dormir maintenant… Chutt !

 

 

 

J’AI

Amandine BARRILLON

 

J'ai du tempérament     

J'ai du cran

J’ai 3 enfants

J'ai parfois le temps       

J'ai ! Point. J'ai !

J'ai les serments            

J'ai 2 amants

Une belle-maman          

des rêves de Tan-

-ger au printemps

                               J'ai ! Point. J'ai !

J'ai des oligo-éléments               

J'ai du thé de Ceylan

Et un voisin charmant

J’ai probablement

J'ai ! Point. J'ai !

J'ai un talisman

J'ai des arguments

Un bel instrument

Aux mille fragments

J'ai ! Point. J'ai !

J'ai éperdument             J'ai âprement   

J'ai joyeusement            J'ai quasiment             J’ai vraiment…

 

 

 

 

LA FEMME DES LONGUES PATIENCES

D’après La femme des longues patiences d’Andrée Chedid

Paru chez Flammarion. Paris 1992. Adaptation : Gwénaëlle BAUDIN.

 

La femme des longues patiences se met au monde.

La femme des longues patiences se met lentement au monde. (bis)

 

Dans les sèves, dans sa fièvre

Ecartant ses voiles

Craquant ses carapaces

Glissant hors de ses peaux. (bis)

La femme des longues patiences se met au monde.

La femme des longues patiences se met lentement au monde.

Dans ses volcans, dans ses vergers

Cherchant cadence et gravitations

Etreignant sa chair la plus tendre. (bis)

La femme des longues patiences se met au monde.

La femme des longues patiences se donne lentement le jour.

 

 

 

 

LE MASQUE

Geneviève LALOY

Pas donné au p'tit Roumain qui me tendait la main

Pas donné de mes nouvelles à mon amie fidèle

Pas été à l'hôpital, pas écrit d'carte postale

Pas sondé ta solitude, pas eu la "bravitude"

Pas arrêté la famine, le lundi j'ai piscine

Pas pensé à l'Abbé Pierre, pas eu le temps d'le faire

Pas rendu le DVD que tu m'avais prêtés

Pas trié avant d'jeter le plastique du papier

Miroir oh mon beau miroir

Dis-moi où est la poubelle

Que je balance au rancard

Ces lâchetés à la pelle

Je peux plus les voir en face

Ce sourire cette grimace

Qui font la blague et le masque

Qui sonnent faux...

Pas voté du fond d'mon lit dimanche après-midi

Pas éradiqué la guerre, pas eu le cran d'le faire

Pas pu regarder nos fautes, les miennes ni les vôtres

Et pas trouvé le moyen de faire avec l'humain

Miroir oh mon beau miroir

Dis-moi où est la poubelle

Que je balance au rancard

Ces lâchetés à la pelle

Je veux regarder en face

Ce sourire cette grimace

Tout ce qui me colle au masque

Me démaquiller...

J'ai ramassé un oiseau, lui ai donné de l'eau

C'est vrai qu'ça vaut c'que ça vaut...

 

 

 

 

MODUS VIVENDI

Amandine BARRILLON

J’aime quand Paris s’éveille et que la bourse oscille

En deçà du seuil, quand la prudence vacille

J’aime l’attente des toutes premières estimations

Quand les valeurs cycliques ne tournent plus très rond

J’aime prendre le pouls de marchés inconnus

Quand la tendance de fond reste soutenue

Quand l’anticipation des mesures préventives

Met la Chine en position agressive

Refrain : Oh, oui, la bourse c’est la vie. Mon modus, mon modus Vivendi

J’aime les volumes qui enflent, délétères

Et les assouplissements monétaires

J’aime quand les analystes tablent sur mes indices,

Et recherchent mes bons de souscriptions factices

Et surtout partout, j’adore l’inflation

Quand le Down Jones bondit hors de ses cotations

A 16500 points il crève le plafond

Nasdaq mon amour, ô mon or-étalon

J’attends le grand crash qui crèvera ma bulle

Qui me rendra légère, pourcentage ridicule

Libérée de mes stock-options de terrienne

De macroéconomique, je deviendrai hertzienne

Oh, oui la bourse c’est ma vie. Mon modus Vivendi

Veni, vidi, Vinci

 

 

 

 

 PURE

Amandine BARRILLON

L'eau est pure
Pures les conjectures
La folie parfois,
Mais moi ?

Pure et dure

La raison obscure

De ce rituel-là

Mais moi ?


Le couteau est sale
Le devoir conjugal

Sale temps pour la joie
Mais moi ?

Refrain : Gentil coquelicot, mesdames, gentil coquelicot. Gentil coquelicot, mesdames, gentil coquelicot, tout beau...


Le linge est sale
L'argent, c'est normal
Ses doigts, je le vois
Mais moi ?

Immaculées
Fleurs de cerisiers
Ma robe , une fois
Mais moi ?


Ils sont obscènes
Le rire de l'ancienne
et sa bonne foi
Mais moi ?

Refrain

Pur sang, sang pur

A mes lèvres, blessure

La couleur est pure

Mais moi ?

Le plaisir

Les rêves ingénus

Tous perdus

Mais moi ?

L'eau est pure
Pures les conjectures
La folie parfois,
Mais moi ?

 

 

 

 

 REFLET FATIGUE

Amandine BARRILLON

Miroir, mon beau miroir,

Je ne suis pas superficielle

Une question en l'air, juste pour savoir,

Miroir, miroir fidèle, suis-je la plus belle? (ter)

Bonjour, ma toute belle

Tous les matins le même rituel

Dans la buée, je réfléchis à peine

Tu es une reine !

Mais quel métier rasoir

D’être un miroir !

Bonjour ma toute belle

Toujours cette ritournelle

Quand même tu abuses

Je reste poli, mais ça use

Avec ou sans chanel

Y a pas plus belle !

Bonjour ma toute belle,

De la poudre à la pelle

Sur tes rides d'expression,

Rétinol A double action

Sourcils froncés, tu m'auscultes

C'est très mauvais,

Tu le sais ?

Bonjour Ma-de-moiselle

Shooté à l’eau d’javel

Je perds toute discrétion :

C'est quoi ce petit ventre rond ?

Non, je ne suis pas convexe,

Ne me dis pas que tu te vexes !?

Bonjour, ô ma jumelle

Finis les baisers sur ma glace

Tu crains nos face-à-face

Mais c’est plus fort que toi,

Dans nos yeux, je te te noie

Miroir fidèle, suis-je la plus belle ?

"Pas mal pour une femme d'âge mûr"

Tu m'as jeté contre le mur

Dans l'image fractale

Mon rictus en étoile

Je te ris au nez,

J'ai gagné !

 

 

 

 

 RIVIERE, L'ENFANT SAUVAGE

Hervé PEYRARD

Un grand cri et derrière

Vient au monde une Rivière

Petite fille aux yeux couleur d’eau claire

Qui balade sur des pierres

L’innocence, le pêché

Rassemblés dans un panier d’osier

Une Rivière aux yeux clairs que sa mère

Confie à la rivière

Emportée par les eaux

Au cimetière des fardeaux

Rivière dérive au gré des courants

Loin du bruit des vivants

Mais Rivière, chose étrange

Protégée par un Dieu, par des anges

Reste en vie et survit sans sa mère,

Grandit dans la rivière

Et elle plonge et elle nage

La belle enfant sauvage

Les rivières sont si belles au printemps

Et Rivière à 20 ans

Elle est nue, c’est une reine

Sur la rive elle se rêve en sirène

Mais déchaine les foudres et la haine

Des chrétiens, des chrétiennes

Sorcière, putain, vipère

Et fille de mauvaise vie

Roulure, catin, souillure

Chiendent de mauvaise vie

Dès lors aux yeux du monde

Elle disparaît dans l’onde

Elle boit l’eau, s’allonge dans la rocaille

Et se couvre d’écailles

Elle respire, elle sourit

Aux jeunes hommes cachés dans les buissons

De sa voix, les attire dans son lit.

Et les changent en poissons.

Et Rivière se donne à la rivière

Et s’en va vers la mer...

 

 

 

 

TE FAIRE LA BELLE

Amandine BARRILLON

 Refrain :  Viens ma vieille, viens te faire la belle.

A ta santé, c’est insultant. Je bois à toi maintenant.

Viens ma vieille, viens te faire la belle. Vodka !

Dans les couloirs blancs

D’un ciel chancelant

Des portes grises, des remises

Puant les bas-fonds, la Tamise

L’armée transie des vies finies

Me suit, me suit.

Infiniment assise

Bras nus, cœur et chemise

Tu me souris, une reine

En territoire cheyenne.

Ton monde est devenu poésie, un Kandinsky.

Refrain 

Vieille femme indigne

Jadis joyeuse rouquine

Ton rire moqueur en partage

Est mon plus bel héritage

Quand tu gardes tes secrets bien à l’abri

Dans tes plis, dans tes plis.

Ton monde est devenu poésie, un Kandinsky.

Refrain 

Promis, le jour où tu baves

Je t’amènerai de ce vin slave

Qu’un amant te fit boire à genoux, et nous écluserons

Jusqu’à être ivres, déments, jaloux

Des vies qui commencent, des amours en partance…

                                                                                                                                                            

J’remettrais sur ta gueule de crocodile

La couronne qui fait peur aux imbéciles

Et puis je te regarderai te faire la belle

S’il faut, je tiendrai l’échelle…        

Viens.